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André est un des rares prénoms à être présents tout au long du siècle. Au début, il est
assez rare, autour de 3 garçons pour 1 000, mais il atteint 1 % dès 1918 et 2 % quelques années
plus tard, en 1924. Au début des années 30, il est à 4 %, puis on observe une variation
exceptionnelle entre 1936 et 1937, alors qu'il passe de 3,8 % à 7,5 % des prénoms et redescend
l'année suivante à 5,5 %. C'est le décès du frère André qui provoqua une telle brisure dans la
tendance. Il faut souligner cependant que le prénom était en pleine ascension et que, si le célèbre
thaumaturge avait été connu par son vrai prénom d'Alfred, il y a fort à parier qu'il n'aurait pu
faire le miracle de faire apparaître près de 4 % de bébés portant son nom. André amorce la pente
descendante au milieu des années quarante, mais résiste au niveau fort acceptable de 3 % pendant
les années 50 et le début des années 60. Ce n'est qu'en 1971 qu'il descendra sous
la barre du 1 % après l'avoir dépassée pendant plus de 50 ans. Il faut souligner que le
prénom composé Marc-André a pris le relais et a été donné au début des années 90 à 2% des garçons.
André fut le prénom le plus populaire pendant 10 ans, en 1932 et en 1933 et de 1937 à 1944.
C'est aussi, après Michel et Pierre. le troisième prénom le plus porté dans l'ensemble de la population.
Source: Louis Duchesne, Les prénoms, des plus rares aux plus courants au Québec, p. 74.
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