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Gilles émerge vers 1910, mais sa croissance survient surtout dans les années 30. Il atteint son sommet en 1942-43, alors qu'il prénomme un peu moins d'un garçon sur 20. Il décline alors lentement jusqu'aux années 70 alors qu'il devient confidentiel. La pyramide formée par Gilles est assez large puisqu'il a passé 39 ans au-dessus du seuil de 1 %. À son sommet, il est le deuxième prénom après André, mais pendant presque toute sa vie, il a été dépassé par Jacques. Il fait bonne figure dans les prénoms actuels de l'ensemble de la population masculine; il est parmi les 15 premiers.

Source: Louis Duchesne, Les prénoms, des plus rares aux plus courants au Québec, p. 98.