![]()
L'origine de l'expression Pierre, Jean, Jacques (chose, machin, chouette) est bien facile à expliquer puisque ce sont, aux débuts de la colonie, les trois prénoms les plus attribués, cumulant 30 % des baptisés. Pourtant, à la fin du 19e siècle, Jacques est très rare et ce n'est que dans les années 10 qu'il entreprend une longue et fructueuse carrière. Il franchit en 1920 le niveau du 1 %, qu'il dépassera pendant 46 ans, jusqu'en 1965. Il progresse lentement jusqu'au début des années 40 et prénomme près de 1 garçon sur 20 au début des années 40. Le déclin est un peu plus rapide que la montée et, pendant les années 70, Jacques se retrouve aussi rare qu'au début du 20e siècle. Actuellement, Jacques est le sixième prénom le plus porté, par près d'un homme sur 55.
Source: Louis Duchesne, Les prénoms, des plus rares aux plus courants au Québec, p. 103.
![]()