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Tout comme Jacqueline en regard de Jacques, Jeanne a une carrière plus précoce que celle de Jean au 20e siècle. Dès 1890, il prénomme 1 % des filles et est en pleine ascension. Ceci l'amène à son plus haut niveau, en 1909, alors qu'il est choisi pour une fille sur 30. Il est alors le prénom féminin le plus donné, tout comme en 1908. La descente se poursuit normalement, d'abord rapidement jusqu'à la fin des années 20, puis plus lentement. On n'en trouve plus beaucoup à partir des années 60, mais, ces dernières années, Jeanne semble se réveiller. Jeanne a passé 34 ans au-dessus du seuil de 1 %, ce qui en fait un des prénoms féminins qui a duré le plus longtemps.
Jeanne n'est pas seul, mais est à la tête d'un cortège composé principalement, par ordre d'apparition, de Jeannette, Jeanne d'Arc, Jeannine, Johanne et Joanie. On remarque aussi quelques Janie ces dernières années et quelques Jeanne-Mance dans les années 30. Jeanne-Mance est un prénom bien particulier puisqu'il fait référence à un personnage historique qui n'a pas été béatifié.
Source: Louis Duchesne, Les prénoms, des plus rares aux plus courants au Québec, p. 208.
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