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Manon est un bon exemple de l'indépendance fréquente entre l'évolution d'un prénom en France et au Québec. Pendant les années 80, alors que Manon termine ici sa carrière, il la commence en France où il devient, au milieu des années 90, le prénom le plus donné, 30 ans après son sommet ici.
Tout à fait inconnu jusque là, Manon apparaît dans les années 40 et augmente rapidement dans les années 50 pour culminer en 1965, alors qu'il prénomme une fille sur 21. La descente est symétrique à la montée et, à fin des années 80, la source de Manon se tarit. Il a passé prés de 20 ans à prénommer plus de 1 % des filles.
Manon a sûrement reçu un coup de pouce en 1965 avec la chanson de Donald Lautrec, Manon, viens danser le ska, mais il descend tout de suite en 1966.
Le prénom Manon, combiné au nom de famille Ouimet, forme un nom qui convient bien au caractère normand de plusieurs Québécoises.
Source: Louis Duchesne, Les prénoms, des plus rares aux plus courants au Québec, p. 229.
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