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Des graphiques représentant la fréquence annuelle d'attribution de 10 prénoms ont été retenus ici parmi les 500 que contient mon livre sur les prénoms.
D'abord, les prénoms les plus donnés en 1998, soit Samuel et Ariane.
Michel et Louise sont les prénoms les plus portés par l'ensemble de la population. (Louis est sur une autre page)
Nathalie est le prénom qui a connu la plus grande popularité.
On peut déceler ce qui déclencha le début de la vie de Gérard et de Jonathan. David accompagne Jonathan.
Enfin, Roméo et Juliette ont connu une liaison statistique au début du 20e siècle.
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La petite histoire des prénoms rejoint la grande histoire biblique. Samuel donna l'onction royale à Saül, le père de Jonathan, puis à David, fils de Jessé et beau-frère et ami de Jonathan. Tous ces prénoms, sauf Saül, bougent dans les années 70. Jonathan atteint le premier rang de 1981 à 1983.
Samuel est assez rare en France et n'occupe que le 28e rang aux États-Unis.
Source: Louis Duchesne, Les prénoms, des plus rares aux plus courants au Québec, p. 146.
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Source: Louis Duchesne, Les prénoms, des plus rares aux plus courants au Québec, p. 169.
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Michel est le grand prénom des baby-boomers; à partir de 1945 et pendant près de 20 ans, il est le prénom le plus attribué. Comme ces générations sont nombreuses, il est le prénom le plus porté encore aujourd'hui, par 1 homme sur 33.
Aux États-Unis, Michael est encore le premier prénom donné aux garçons et cela depuis 1953 (sauf en 1960, 1961 et 1963). Les prénoms masculins ne bougent pas beaucoup aux États-Unis. En France, Michel et le premier prénoms de 1938 à 1955 et est aussi le plus porté dans l'ensemble de la population.
Source: Louis Duchesne, Les prénoms, des plus rares aux plus courants au Québec, p. 129.
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Au tournant du 20e siècle et jusque dans les années 20, environ 1 fille sur 200 reçoit ce prénom. Les années 30 et 40 voient une progression lente et régulière de Louise qui, à son apogée en 1951, atteint 1 fille sur 19. La descente est plus rapide que la montée et, en 1968, il descend sous la barre du 1%, niveau qu'il a dépassé pendant 37 ans. À la fin des années 80, le prénom est à peu près abandonné.
Louise est un prénom ancien; il y a deux siècles, pendant les années 1730-1765, 1 fille sur 15 le portait sous la forme de Marie-Louise.
Louise est un prénom peu fréquent en France et aux États-Unis.
Source: Louis Duchesne, Les prénoms, des plus rares aux plus courants au Québec, p. 225.
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Pourquoi cette folie furieuse? Il est bien embêtant de déceler l'élément déclencheur. Nathalie qui s'écrit sans h en anglais, n'a jamais été parmi les prénoms les plus populaires aux États-Unis. La France cependant a connu un engouement inégalé pour ce prénom et au même moment qu'ici: le sommet y est d'une fille sur 13 de 1966 à 1968, soit le niveau record en France, mais loin du score de Nathalie ici. Tout le monde connaît la romance de Gilbert Bécaud avec sa guide moscovite, mais elle date de 1964 alors que Nathalie était déjà à une fille sur 24. Il y a aussi une autre Nathalie, chantée par Éric, un grand succès de 1966. En fait, ce sont plutôt les chansons qui profitent de la vague, mais il est évident qu'elles peuvent l'amplifier.
Source: Louis Duchesne, Les prénoms, des plus rares aux plus courants au Québec, p. 251.
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On observe donc, dès le début du siècle, un engouement spectaculaire pour un prénom tout nouveau. Gérard est un prénom du Moyen-Âge qui avait été oublié depuis longtemps. En France, il a été populaire dans les années 1940, et aux États-Unis, il n'a jamais figuré parmi les premiers. C'est fort probablement la béatification en 1893, puis la canonisation en 1904 d'un Italien mort en 1755, Gérard Majella qui a déclenché le renouveau du prénom. On ne trouve pas de Gérard avant 1893 et on voit bien que sa fréquence s'accélère après 1904. C'est assez inusité de pouvoir déceler l'origine d'une mode, mais cela n'explique pas cependant pourquoi Gérard est devenu un prénom si populaire et si vite. Il n'y a pas eu, à ce que je sache, de dévotion particulière à Saint Gérard.
Source: Louis Duchesne, Les prénoms, des plus rares aux plus courants au Québec, p. 97.
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Jonathan est un des rares prénoms dont on peut identifier l'élément déclencheur. L'impact a été énorme et est encore ressenti 30 ans plus tard. L'amitié du roi David et de son beau-frère Jonathan est célèbre. Curieusement, ils atteignent leurs sommets de popularité en même temps, comme Roméo et Juliette au début du siècle.
Source: Louis Duchesne, Les prénoms, des plus rares aux plus courants au Québec, p. 115-116.
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Curieuse histoire que celle de Roméo et Juliette; ils se sont rencontrés à la fin du siècle dernier. Ils ont gravi ensemble la route vers le sommet, qu'ils atteignent au même moment, entre 1905 et 1910, mais Juliette est monté un peu plus haut. Ce n'est pas la fin tragique habituelle, mais après une paisible descente, ils finissent par mourir ensemble dans les années quarante. Juliette semble vouloir renaître ces dernières années. En 1999, le prénom est donné à une fille sur 200. Est-le début du retour des prénoms en «ette»?
Roméo a passé 22 ans au-dessus du seuil de 1 % des naissances et Juliette 23 ans, mais Juliette a prénommé une fille sur 45 alors que Roméo s'est contenté d'un garçon sur 58.
Cette réunion de Roméo et Juliette est l'événement le plus inattendu de cette recherche sur l'histoire des prénoms.
Source: Louis Duchesne, Les prénoms, des plus rares aux plus courants au Québec, p. 144 et .
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