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Livres et sites sur les prénoms et les noms
Livres
Sites Internet

Vous trouverez ici quelques livres et des liens à des sites web que je trouve parmi
les plus intéressants, avec quelques commentaires.
Je puis mentionner quelques uns de mes critères d'évaluation. D'abord, je suis allergique
aux sornettes, à l'astrologie, à la numérologie, aux couleurs et aux descriptions de personnalités associées
aux prénoms. Cela élimine une bonne partie des livres sur le marché.
Personnellement, je crois que les deux approches les plus sérieuses de l'étude des prénoms sont l'étymologie et
les statistiques ou l'approche quantitative. Pour l'étymologie, il y a des
dictionnaires spécialisés. Par ailleurs, l'étymologie n'est pas importante dans le choix des prénoms.
Du côté des statistiques, le pire côtoie le meilleur. Il y a certains bouquins
qui se vantent de présenter 100 000 prénoms, mais en fait, on y trouve toutes les scories des fichiers
informatiques, dont les lettres de l'alphabet et même not (pour not declared). Il est important de faire
le ménage dans les fichiers
et de réunir les différentes façons d'écrire un prénom. Ainsi Carolane, qui s'écrit d'une vingtaine de façons,
n'est pas évalué à son juste niveau si on ne retient pas une graphie unique. C'est évidemment un travail
long et fastidieux, et très rares sont les ouvrages qui en tiennent compte. Par ailleurs, présenter des
données sur une seule année ne donne aucune idée de la tendance de l'évolution des prénoms. Sans statistiques
annuelles et sans ajustement des variantes orthographiques, on ne peut connaître, par exemple, la vraie fréquence
de Sarah (y compris Sara) et la direction de sa popularité en hausse ou en baisse.

Quelques livres
- Dans mon livre Les prénoms, des plus rares aux plus courants au Québec, je
présente d'abord une analyse de 96 pages sur le choix des prénoms, les influences, les groupes de prénoms,
les comparaisons avec la France et les États-Unis Le corps de l'ouvrage comprend les figures et l'histoire
des 500 prénoms les plus populaires du 20e siècle. Une dernière section comprend une liste de 2 300 prénoms
avec des indices de fréquence ou plutôt de rareté.
- Le nom dans les sociétés occidentales contemporaines, Agnès Fine et Françoise-Romaine Ouellette (éd.) Presses Universitaires
du Mirail (Toulouse), collection Les Anthropologiques, nov. 2005, 252 p. ISBN 2-85816-819-9, 20 Euros.
Les auteurs de cet ouvrage sont en majorité des anthropologues. On y trouve d'abord
un article synthèse La révolution du nom dans les sociétés occidentales contemporaines rédigé par
Agnès Fine et Françoise-Romaine Ouellette, les éditrices du volume.
J'ai écrit un chapitre de ce livre : Les prénoms mixtes aux XIXe et XXe siècles
au Canada, en France et aux États-Unis (pages 143-161). Il s'agit d'une version revue et augmentée de ma
communication présentée à la Société canadienne d'onomastique en 2002 que l'on trouve en partie dans cette page de ce site.
- Eero Kiviniemi. Suomalaisten etunimet. (Les prénoms finnois) Suomalaisen Kirjallisuuden Seura, Helsinki, 2006, 431 p.
Il s'agit d'une monographie exemplaire sur les prénoms des Finlandais de langue finnoise au XXe siècle.
Il y a un excellent résumé en anglais de 15 pages, mais un dictionnaire bilingue est quand même utile. L'ouvrage est très quantitatif
avec pas moins de 87 figures et une centaine de pages de tableaux ou de listes de noms, ce qui facilite la compréhension.
Il y a un cas quasi expérimental qui illustre l'influence de certains événements ou personnages sur la courbe des
fréquences des prénoms, soit les trois Miss Suomi (Finlande) dont le prénom est Sirpa. En 1955, le prénom Sirpa est vraiment en
croissance et est donné à 2% des filles; le couronnement d'une Sirpa Koivu en 1956 fait grimper le prénom à 4%, mais dès l'année suivante,
il commence à descendre. Une deuxième Miss Suomi appelée Sirpa au milieu des années 1960 fait à peine faire un sursaut dans la pente
et la troisième passe inaperçue en 1980 alors que le prénom est devenu rare et démodé.
Quand un prénom est sur sa lancée, un événement peut le propulser, mais aussi signifier le début de sa décroissance,
et un événement semblable n'aura pas ou peu d'impact sur un prénoms en perte de vitesse ou récemment démodé.
J'ai fait un compte rendu de cet ouvrage dans la revue Onomastica Canadiana de juin 2007 (vol. 89, no 1, p. 69-73).

(Notez que l'échelle de l'ordonnée est en pour mille, 0/00)
- Geneviève Ribordy a publié en 1995 Les
prénoms de nos ancêtres, Étude d'histoire sociale aux Éditions
du Septentrion (Sillery, 181 p.). Elle aborde les diverses influences religieuses, familiales ou sociales
de l'attribution des prénoms en Nouvelle-France. Il s'agit d'une adaptation de sa thèse de maîtrise
en histoire et c'est donc un ouvrage plutôt académique, mais quand même bien accessible.

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